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Actualités

Objectifs

  • S'adresser aux professionnels qui souhaitent découvrir l'intérêt de cette approche thérapeutique méconnue, 
  • Informer en pratique, sur la cure et les soins,
  • Faire le point sur le niveau de preuves de l'efficacité de cette thérapeutique,
  • Bien délimiter les indications thérapeutiques qui s'imposent (et donc écarter les non-indications ou contre-indications),
  • Présenter ses développements (Ecole thermale du stress, sevrage de BZD).

Le thermalisme : une promesse de lâcher prise

KANNY-Gisèle-journées-psychiatriquesLe thermalisme : une promesse de lâcher prise ?

Professeur Gisèle Kanny, Professeur des Université, Praticien Hospitalier, HDR Médecine Interne, Immunologie Clinique et Allergologie, Directeur Capacité d’Allergologie, Capacité d’Hydrologie et Climatologie médicales, DIU de pratiques médicales en station thermale.

 

La crénothérapie à orientation psychosomatique consiste en l’administration de 4 soins (bains bouillonnants, massages sous l’eau, douches thermales et soins en piscine) associés à un suivi psychoéducatif pendant dix-huit jours. Ses principales indications sont les troubles anxieux, les troubles du sommeil, le sevrage des benzodiazépines, le syndrome d’épuisement professionnel.

Le médecin thermal pressent que le lâcher-prise est un facteur clé de succès. Le dictionnaire Larousse définit le lâcher-prise comme étant le moyen de libération psychologique consistant à se détacher du désir de maîtrise.

Ce terme est signifiant pour le clinicien, mais son sens n’est pas conceptualisé dans la littérature scientifique.

L’étude préliminaire que nous présentons porte sur 27 curistes des thermes de Saujon. Elle vise à évaluer l’impact du lâcher-prise dans l’effet de la cure thermale à orientation psychosomatique.

Pour mener à bien notre recherche, nous avons construit une échelle graduée de 1 à 4 évaluant le niveau de détente.

Le lâcher-prise est défini comme un état où le patient se sent très détendu (niveau 3) ou totalement détendu au point de s’endormir pendant les soins (niveau 4) pendant au moins 7 jours sur 9 jours (la cure se déroulant sur 2 périodes consécutives, de 9 jours).

Dix-neuf curistes (70 %) ont lâché prise au cours de la cure : 8 dès la première moitié, 11 au cours de la seconde.

Tous les signes cliniques étudiés ont montré une amélioration avec un lien statistiquement significatif en fin de cure  entre le lâcher prise et l’amélioration des indices d’échelle visuelle analogique d’anxiété, de tension intérieure, de qualité du sommeil et de bien-être et à 4 mois avec la qualité du sommeil.

Ces résultats montrent l’impact d’un niveau de détente élevé sur l’amélioration clinique des curistes à moyen terme et ouvrent la voie au développement de travaux pour préciser le concept de lâcher-prise, développer des outils d’évaluation et en identifier les déterminants.

 

gisèle-Kanny-thermalisme-lâcher-prise

Intervention du Professeur Gisèle Kanny lors des 8èmes journées psychiatriques de Saujon

 

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