diaporama

  • slide1
  • slide2
  • slide3
  • slide4

Actualités

Objectifs

  • S'adresser aux professionnels qui souhaitent découvrir l'intérêt de cette approche thérapeutique méconnue, 
  • Informer en pratique, sur la cure et les soins,
  • Faire le point sur le niveau de preuves de l'efficacité de cette thérapeutique,
  • Bien délimiter les indications thérapeutiques qui s'imposent (et donc écarter les non-indications ou contre-indications),
  • Présenter ses développements (Ecole thermale du stress, sevrage de BZD).

Présentation : la recherche thermale et la psychiatrie

La recherche thermale en psychiatrie s'est grandement développée au cours des dernières années.

Des preuves de l'efficacité du thermalisme sont ainsi apportées pour lutter contre les troubles anxieux, le burn out, les troubles dépressifs modérés et réactionnels ou encore pour améliorer la qualité de vie.

Le thermalisme a retrouvé une place dans le domaine de la psychiatrie, et plus généralement de la médecine, comme une alternative efficace (aux côtés des médicaments anxiolytiques et des thérapies cognitivo-comportementales) dans l'indication des troubles anxieux qui touchent 5 à 6 % de la population générale.*

Thermalisme et Psychiatrie

De nombreux professionnels, universitaires, de renom, accompagnent cette démarche thérapeutique.

Nous les avons réunis dans le cadre d'un Cercle d'expertise et d'évaluation "Thermalisme et Psychiatrie" qui encadre nos projets de recherche et nos programmes de développement tournés vers les curistes.

Ce sont eux qui ont sollicité la création de l'École Thermale du Stress dont l'objectif est de permettre aux nombreux patients "anxieux" qui se soignent et constituent la principale file active en "cure psychiatrique", de bénéficier d'une prise en charge psychothérapique et éducative spécifiquement centrée sur leurs troubles (anxiété, stress, fibromyalgie, douleurs, etc.) ou encore afin de les accompagner dans le sevrage de leurs médicaments anxiolytiques ou hypnotiques (problème qui touche 1 à 7 millions de personnes en France suivant que l'on parle de dépendance, d'abus ou de simple mésusage).

Etude SPECTh

L'étude SPECTh (Sevrage de Psychotropes par Éducation psychothérapique en Cure Thermale) a eu pour but de permettre à des patients consommateurs chroniques et stables de médicaments anxiolytiques depuis au moins 3 mois (hors AMM), d'arrêter sur une longue durée leur consommation médicamenteuse (suivi pendant 6 mois après la fin de la cure).

 

Un protocole de prise en charge associant soins thermaux sous forme de cure thermale pendant une durée de 3 semaines à raison de 4 soins par jour (soins validés pour le traitement de l'anxiété généralisée dans le cadre de l'étude STOP-TAG (Dubois O, et al.; Balneotherapy versus paroxetine in the treatment of generalized anxiety disorder, Complementary Therapies in Medicine (fév 2010) 18, 1-7) a été associé à un programme en thérapie cognitive et comportementale associant entretiens motivationnels, entretiens psychothérapiques individuels à base de thérapie cognitive et comportementale, 4 séances de relaxation et 6 ateliers psychoéducatifs de 2 heures par un psychologue formé.

 

Un suivi médical a été assuré au cours de la prise en charge et la réduction médicamenteuse en anxiolytiques a été encadrée à partir d'un protocole de réduction adapté à chaque patient.

Cette étude a permis de recruter 70 patients dans 4 centres thermaux nationaux.

Les résultats obtenus à 6 mois montrent que 43 % des patients ont pu arrêter totalement et de manière stable leur consommation médicamenteuse en benzodiazépines.
80 % d'entre eux ont pu réduire d'au moins 50 %
l'ensemble des médicaments qu'ils prenaient régulièrement à l'entrée dans le protocole.
16 % ont été en échec thérapeutique.

 

Il est à noter également que l'état anxieux et dépressif que les patients rencontraient initialement, a été significativement amélioré dans le cadre de ce suivi et que l'amélioration a été corrélée à l'importance de l'arrêt médicamenteux. Ainsi plus les patients ont arrêté leurs médicaments, plus leur état concernant le trouble anxieux et les troubles du sommeil a été significativement amélioré.

 

Cette nouvelle étude vient consolider les résultats rencontrés avec l'étude STOP-TAG et confirme l'impact de la cure dans le trouble anxieux. L'intérêt d'y associer au cours de cette prise en charge de 3 semaines un programme de thérapie cognitive et comportementale, renforce les perspectives que la cure thermale peut apporter dans la prise en charge du trouble anxieux vis-à-vis duquel on connaît les limites thérapeutiques actuelles. 

 

Le soutien des universitaires pour la construction méthodologique, conceptuelle, organisationnelle de ces études, puis leur participation à l'obtention de publications dans des revues référencées, ont remis sur orbite cette thérapie méconnue car en grande partie oubliée de l'enseignement, mais qui pourtant est un parfait compromis entre la médecine ambulatoire et la médecine hospitalière peu adaptée à la prise en charge des pathologies liées à l'anxiété chronique, médicalement résistantes, pathologies qui sont justement "répondeuses " au modèle thermal.


photo_presentationDocteur Olivier DUBOIS
Directeur Médical
Directeur Général des Thermes de Saujon
Président de la Société Française de Médecine Thermale
 

*Source : Dubois O, Salamon R, Germain C, Poirier MF, Vaugeois C, Banwarth B, Mouaffak F, Galinowski A, Olié JP ; Balneotherapy versus paroxetine in the treatment of generalized anxiety disorder ; Complementary Therapies in Medicine - fév 2010;18, 1-7

Date de création : 12 novembre 2012

Espace Presse

La presse a son mot à dire : Accéder à l'espace presse